• L’Améthyste

    L’Améthyste

     

    L’améthyste est un cristal de quartz de teinte violette. Elle tient sa couleur du manganèse, du fer et du titane. On la trouve très notamment en Afrique du Sud, au Brésil, au Canada, en Inde, à Madagascar, dans l’Oural et en Uruguay. Son système cristallin est trigonal.

    Voici la charmante légende Gréco-romaine qui explique d'où vient l’améthyste. 

    Après le vin qu’il avait inventé et qu’il “honorait” copieusement et fréquemment, le dieu Bacchus aimait les chansons et par-dessus tout, celle de la nymphe Améthyste à la voix à la voix si suave. Fou d’amour et de doubles croches, il résolut de l’épouser et, sans plus réfléchir, s’en alla demander à son père Jupiter, la main et le gosier de sa belle.

    Mais, Jupiter, le maître des dieux, avait horreur des mésalliances, sachant que la plupart du temps ces accouplements roturiers provoquaient à la longue des unions désastreuses.

    Pourtant, d’expérience, il savait également qu’opposer, un “non” catégorique à Bacchus (dont le caractère colérique trop souvent imprégné de boisson détruisait l’harmonie de l’Olympe) n’était pas le bon moyen. Jupiter préféra recourir à la ruse, une manière à lui dont il usait de temps en temps quand il voulait régler un différent.

    Un jour où la belle Améthyste roucoulait comme un rossignol pour le plaisir extasié de son amoureux, Jupiter lança d’un geste nonchalant un éclair de foudre sur la belle enfant qui se retrouva complètement pétrifiée. Et ce mot n’est point une figure. La nymphe était bel et bien devenue une pierre, une laide pierre, dont l’aspect rugueux fit couler des yeux de Bacchus des larmes de désespoir et de pitié.

    Bacchus n’était point sot et il ne tarda pas à comprendre que pleurer ne remédie à rien. A rusé, rusé et demi, se dit-il. Son père faisait de la plus belle des nymphes un vulgaire caillou ? Il la transformerait, lui, en femme étincelante ! Élevant de sa tête sa couronne de raisins, il choisit la plus belle grappe aux grains transparents et rosés, la pressa entre ses mains, l’écrasa et avec le jus parfumé inonda la pierre, la colora, l’affina, tant et si bien que le caillou devint clair et du violet le plus délicat…

    Il restait à en faire la bénédiction. Bacchus s’y employa solennellement :

    “Améthyste, belle Améthyste, je veux que sous la forme que t’infligea la colère de Jupiter, tu continues à être recherchée et appréciée des mortels. Puisque tu es devenue pierre, sois désormais la pierre de la vertu aimable, le symbole de la céleste puissance. Je veux que tous ceux qui te porteront puissent boire en restant sages, que l’ivresse et les maux qu’engendre le doux fuit de la vigne, leurs soient épargnés. J’ai dit.”

    Et de ce jour, l’améthyste devint l’emblème de la tempérance ainsi que celui de la puissance spirituelle.

    C’est donc à un dieu paillard et franc buveur que nous devons cette variété de quartz violet-pourpre, paré d’un éclat magnifique que l’on nomme améthyste (du grec, méthy, appellation d’un vin particulièrement enivrant souvent confondu avec l’hydromel, boisson des dieux).

    Depuis les temps les plus reculés, l’améthyste était connue pour empêcher l’ivresse ou tout au moins protéger le buveur impénitent des mille folies que son état lui suggère. Du reste, le bon sens populaire affirme “qu’il y a un dieu pour les ivrognes”, Bacchus à n’en pas douter !”

    Dans l’antiquité, l’améthyste était surtout connue pour sa capacité à préserver de l’ivresse.

    L’Améthyste

     

    L’Améthyste

    L’Améthyste

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Blogmarks

    9 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires